Suite à une guerre perdue par les siens, Aniélis, enfant issue des clans matriarcaux valadons, doit apprendre à vivre dans la société des vainqueurs. Elle refuse de se soumettre et rend les coups jusqu’à devenir une icône, crainte par certains, adulée par d’autres. Tout doit plier devant sa haine, y compris Joffrey, l’homme qu’elle aime alors qu’il appartient à l’ennemi, et Sibille, la petite sœur à la loyauté vacillante. Qu’y aura-t-il au bout du chemin ?
Les lecteurs de Valadonne partagent leurs impressions
L’héroïne vue par les lecteurs
Une lectrice, aquarelliste, a illustré l’héroïne de Valadonne. je trouve que cela ressemble beaucoup à Aniélis ! Merci Aemarielle. 😊
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Les hurlements avaient cessé. Les bottes ne raclaient plus le plancher de bois. L’effroyable vacarme s’était tu. D’entre les caisses et les tonneaux au milieu desquels elle se pelotonnait, transie de peur, Aniélis n’entendait plus rien.
Elle leva les yeux vers la trappe qui donnait accès au rez-de-chaussée. Dans le noir, elle ne pouvait que la deviner. Elle eût aimé voir à travers les planches épaisses. Elle était seule, sans les adultes. Seule avec les petits, des gosses de deux à quatre ans dont, du haut de ses dix ans, elle s’était retrouvée brusquement la protectrice.
« Muoma… Muoma… » sanglotait Sibille en étreignant Bibis, sa poupée.
Carl et Ben, les deux garçons, se serraient contre la petite fille. Leurs yeux effarés brillaient, ces lucioles affolées s’agitaient dans les ténèbres. Lya s’agrippait à la jupe de sa grande sœur en gémissant :
« Ani, je veux Muoma… »
Elle tirait par saccades sur le tissu depuis déjà un moment. Exaspérée, Aniélis retint un geste vif. Toute cette peur trouvait en elle un écho redoutable. Elle serra les poings et ferma les yeux pour guetter les bruits venus de là-haut.
Quand pourraient-ils remonter ? Quand sauraient-ils qu’il n’y avait plus de danger ? Si sa mère, si sa grand-mère ne venaient pas les chercher, cela signifiait-il que tout était perdu ? Aniélis se mordit les lèvres au sang. Les ennemis avaient dû triompher et emmener les vaincus pour en faire des esclaves, ainsi que le voulait la coutume. Avaient-ils pris possession de tout Ausser, avaient-ils mis à bas le Conseil ? Jamais le clan Aman-Pô n’avait été attaqué jusqu’en son cœur. Jamais, ou du moins depuis si longtemps que la bantal l’avait oublié, les catapultes n’avaient eu besoin de défendre la place-forte. Elles s’étaient tues, elles aussi. Le sol ne tremblait plus. La montagne ne frissonnait plus.
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Plusieurs de mes romans se déroulent dans le même univers que Valadonne.
Chaque roman peut se lire indépendamment, mais vous aurez peut-être envie de les explorer afin d’en entendre les échos et dénouer les liens ?
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Paru en décembre 2020
624 pages – Couverture d’Anouck Faure
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