Il y avait une infinité de dieux syriens dans l’antiquité :
- des dieux indigènes et des dieux apportés par les colons grecs puis romains
- des dieux locaux et des dieux à vocation universelle
- des dieux civiques et des dieux du salut
Quelques noms : Atargatis, Hadad, Baalshamin, Melqart, les « Baal », Dousarès, Azizos, Nabou, Bel, mais aussi Apis, Sérapis, Isis, Mithra, des Jupiter et des Zeus et même les très romaines Juno Regina et Mater Matuta.
Allons les rencontrer. 🙂
À noter : quand je dis « syriens », je pense à la Syrie romaine, soit un vaste ensemble allant d’Antioche au nord à Gaza au sud et englobant l’Arabie de Pétra et de Palmyre.
En Syrie comme ailleurs, un polythéisme généreux
J’avoue de la tendresse pour ce polythéisme antique dans lequel aucun dieu n’exclut les autres.
Si on rencontre un nouveau dieu, on peut même décider de le vénérer aussi, parce qu’après tout, pourquoi pas ? Ça pourrait être utile.
Ou alors, on retrouve en lui des traits d’une divinité déjà connue (syncrétisme et assimilation).
Malgré tout, les dieux « assimilés » gardent une personnalité forte. Ils sont différents des autres aux yeux de leurs fidèles.
À cet égard, la vie religieuse de la Syrie romaine est la même qu’ailleurs en Méditerranée orientale. Toutefois, elle a une singularité : elle subit peu les influences extérieures. Les dieux indigènes restent et resteront les plus importants pour les populations.
Les dieux syriens indigènes
Il y a un nombre infini de panthéons au Levant, mais on peut identifier 3 grands secteurs géographiques en ce qui concerne les cultes indigènes.
En Phénicie
En Phénicie, traditionnellement, chaque cité a son panthéon. Celui-ci est souvent dominé par une triade :
- un dieu-père
- une déesse-mère
- un dieu-fils (le dieu actif)
Cette organisation est ancienne. Elle est parfois bousculée par le développement de cultes plus populaires. Quelques exemples :
- à Sidon, le dieu guérisseur Eschmoun-Asclépios a l’ascendant
- à Tyr, le « seigneur de la ville » Melqart jouit d’une suprématie absolue
- à Byblos, on a la déesse Baalat, « la Maîtresse »
Les cultes phéniciens sont très agraires ou naturistes. Baal, maître de la pluie et de la végétation, est souvent associé à la déesse Ashtartè, déesse de l’amour et de la fertilité.
Dans l’arrière-pays d’Arados, on vénère le Zeus de Baitokaikè. C’est peut-être un dieu guérisseur.
En Syrie intérieure
Hadad
En Syrie intérieure, les sédentaires araméens vénèrent des dieux locaux désignés comme « Baal » (« Seigneur »). Ce terme cache souvent le dieu Hadad, divinité de l’orage et de la pluie, associé à Atargatis. Un épithète topique distingue ces multiples versions du dieu : le Hadad de Damas, celui de Bambykè, celui de Baalbek, celui de Gaza (Zeus Marnas).
Baalshamin
Le terme de « Baal » peut aussi désigner Baalshamin, dieu du ciel et maître des récoltes, vénéré comme dieu suprême. Il est parfois difficile de distinguer les deux dieux, car tous deux « répandent l’opulence ». Mais Baalshamin semble honoré universellement dans la Syrie intérieure et même au-delà. Il a peut-être même un sanctuaire aux portes de Pétra, à Gaia.
Atargatis
Atargatis est honorée dans toute la Syrie :
- soit sous son nom propre
- soit comme la « déesse syrienne »
- soit sous le nom de Dercéto en Palestine
- assimilée à la déesse grecque Leucothéa
C’est une divinité majeure, identifiable à toute une flopée de déesses étrangères majeures : Artémis, Héra, Aphrodite, Némésis, Déméter, Cybèle, Isis. Dès ses origines, qui sont sémitiques, elle est composite, car elle mélange des éléments de divinités ouest-sémitiques (Asherah, Astarté, Anath). Elle a tellement de facettes que les Grecs de Syrie l’ont vite adoptée et adaptée.
D’autres divinités
Il y a une foule d’autres dieux syriens locaux. Ils sont liés à de hauts-lieux, des montagnes, des phénomènes naturels :
- Baal-Marqod au-dessus de Bérytos
- Élahagabal à Émèse (le « dieu montagne »)
- Jupiter Turmasgadus ou Mithra-Turmasgadès en Commagène
- Baal Madbachos (Zeus Bômos, « autel ») au Jebel Sheikh Barakāt en Syrie du Nord
- Zeus Casios
- Zeus Carmel
- le « Zeus qui est à Beelphégor », proche du mont Nébo
- le Zeus Beelgalasos à Qal’at Faqra.
À propos du dieu Élahagabal d’Émèse, voici un extrait d’Hérodien :
« Tous deux [les futurs empereurs Élagabal et Alexandre Sévère] étaient consacrés au Dieu-Soleil : tel est le dieu que vénère la population locale et qui s’appelle en phénicien Elaiagabal. On avait construit en son honneur un très grand temple orné d’une grande quantité d’or et d’argent et d’un très grand luxe de pierres précieuses. Ce dieu ne reçoit pas seulement un culte des gens du pays : tous les satrapes et les rois barbares du voisinage rivalisent entre eux pour lui adresser, chaque année, de magnifiques offrandes. Quant à la statue cultuelle, elle n’est pas, comme chez les Grecs ou les Romains, sculptée de main d’homme et ne vise pas à représenter la divinité. C’est une très grande pierre circulaire en bas et pointue à l’extrémité supérieure, de forme conique et de couleur noire. Les gens du pays en parlent solennellement comme d’une statue tombée du ciel, ils en montrent certaines petites proéminences ou incisions, et veulent qu’on voie en elle l’image inachevée du Soleil, parce qu’ils la regardent effectivement ainsi. C’est donc à ce dieu que Bassianus [Élagabal] était consacré (le culte lui en avait été confié parce qu’il était l’aîné). Il paraissait en public dans un accoutrement barbare, vêtu qu’il était de tuniques de pourpre tissées d’or, à longues manches et qui lui descendaient jusqu’aux pieds ; des chausses, elles aussi diaprées d’or et de pourpre, couvraient la totalité de ses jambes de la pointe du pied jusqu’à la cuisse. Sa tête était ornée d’une couronne de pierres précieuses qui brillaient de vives couleurs. Il était dans la fleur de son adolescence et dépassait en beauté tous les jeunes gens de son âge. Et comme sa personne rassemblait la beauté physique, la fleur de l’adolescence et le luxe vestimentaire, on eût pu comparer ce jeune homme à telle ou telle belle statue de Dionysos. Quand il accomplissait les rites sacrés et que, selon l’usage des Barbares, il dansait autour des autels au son des hautbois, des flûtes et d’autres instruments, les soldats l’observaient avec plus d’attention que tous les autres spectateurs, car, à sa beauté qui attirait tous leurs regards, il joignait une origine impériale. » (Hérodien, V, 3, 4-8 – Traduction D. ROQUES, Les Belles Lettres, Paris, 1990)
En Arabie
Les dieux syriens d’Arabie varient selon les tribus et selon les peuples.
La triade suprême nabatéenne
Chez les Nabatéens, on vénère une triade suprême :
- le dieu de la montagne de Pétra (Dou-Shara ou Dousarès, « seigneur du Shara), un dieu dynastique
- la déesse guerrière Allat
- la déesse céleste al-Uzza
Après la disparition des rois nabatéens, ces dieux font l’objet d’un culte populaire : ce sont désormais des divinités civiques ou villageoises. Dousarès-Doushara est largement honoré dans tout l’ancien royaume. Allat est honorée à Palmyre et chez les Safaïtes (Lât).
Sous les empereurs romains Sévères, on retrouve une représentation d’un sanctuaire traditionnel de Bostra qui montre une estrade avec trois bétyles. C’est sûrement la triade nabatéenne ancestrale.
D’autres dieux arabes
D’autres dieux font l’objet de cultes populaires : Azizos, Monimos, Ruda, Shai al-Qawm, le dieu édomite Qôs. Dans le Haurān, des dieux locaux sont honorés sous leur nom grec, comme Lycurgue ou Théandrios, dieu ancestral de Canatha.
Enfin, on a des dieux quasiment anonymes. Ce sont les dieux de tel ou tel individu : « dieu d’Aumos », « dieu de Maleichatos », « dieu de Loaithémos », « dieu de Rabbos ». On les retrouve surtout dans le Haurān. On a aussi un « dieu d’Arcésilaos » en Apamène. En réalité, ces dieux cachent des divinités connus : par exemple, le « dieu de Rabbos » à Canatha, c’est Théandrios. Mais tous les autres restent anonymes.
Des dieux qui se mélangent partout
On peut distinguer trois zones par commodité mais, dans les faits, tous ces cultes coexistent partout. Voici quelques exemples :
À Palmyre
À Palmyre, il y a plus de 60 dieux qui reçoivent un culte public ou privé :
- un dieu local, Bôl, qui devient Bel par assimilation avec le dieu de Babylone
- des dieux indigènes : Iarhibôl, Aglibôl, Malakbel
- des dieux araméens : Baalshamin, Hadad
- des dieux mésopotamiens : Nabou, Arsou
- des dieux arabes : Allat, Azizos
À Édesse
On retrouve à Édesse des dieux syriens de toutes origines :
- des dieux babyloniens (Nabou et Bel)
- des dieux venus de la cité proche de Hiérapolis-Bambykè (Hadad et Atargatis)
- des dieux de Harrān (comme le dieu-lune Sin, dont le culte existe à Sumatar Harabesi au IIe siècle ap. J.-C. exactement comme il existait au temps de Nabonide, 1 000 ans plus tôt)
- des dieux arabes (Azizos, Monimos, al-Uzza).
D’autres exemples
À Apamée, qui est une cité de tradition grecque, il y a un sanctuaire de Zeus Bélos qui n’a rien de grec malgré son nom.
À Abila de Lysanias, Zeus et Apis dominent le sanctuaire. Ils sont tous deux désignés comme dieux ancestraux ! On ne sait pas du tout quand on est arrivé le culte égyptien d’Apis.
Des dieux oraculaires
Certains dieux ont des sanctuaires oraculaires réputés :
- le Bel d’Apamée
- le Jupiter d’Héliopolis
- le Zeus du Carmel
- le Zeus de Nicéphorion
- peut-être le dieu de Qadesh.
L’archéologue Youssef Hajjar a dénombré une quarantaine de dieux rendant des oracles au sens large du terme (c’est-à-dire tout dieu donnant des ordres à ses fidèles). Cela comprend à la fois les dieux qui sont consultés lors de visites oraculaires, mais aussi ceux qui ont une relation privilégiée et directe avec un fidèle.
Par exemple, la vierge et prophétesse Hocmea indique dans une inscription de Nihā que le dieu lui a interdit de consommer du pain pendant 20 ans. On ne sait pas si elle a reçu cet ordre lors d’une vision mystique ou lors d’une consultation.
Le succès de dieux syriens hors de Syrie
Quelques-uns de ces dieux indigènes ont eu un immense succès hors de Syrie, dans des milieux spécifiques :
- Jupiter Héliopolitain, le dieu préféré des militaires
- le Baal topique de Dolichè sous le nom de Jupiter Dolichenus (chez les militaires aussi)
Les dieux étrangers introduits en Syrie antique
Les dieux grecs ont une place importante en Syrie dès l’époque hellénistique. On les introduit probablement dans les panthéons des cités grecques dès la fondation de celles-ci, ou peu après.
Puis les Romains arrivent, et avec eux de nouveaux dieux, surtout dans les colonies.
Les dieux gréco-romains
Bérytos
On retrouve des dieux romains surtout dans le sanctuaire péri-urbain de Baal-Marqod à Deir al-Qal’a. Ailleurs, une inscription bilingue fait le lien entre Vénus Heliopolitaine et Atargatis et entre Diane et Artémis. Des dédicaces en latin honorent Jupiter Héliopolitain, Vénus et Mercure, les dieux de Baalbek. On a aussi des inscriptions en l’honneur de Juno Regina et de Mater Matuta qui montrent, elles, une vraie importation.
Aelia Capitolina
Le nom de cette colonie invoque à la fois Jupiter Capitolin, dieu suprême du panthéon romain, et le fondateur de la colonie, l’empereur Hadrien.
Aelia Capitolina est une colonie militaire. Elle abrite les dieux de la légion et le culte de ses enseignes.
Mais d’autres dieux sont installés dans ses temples. Il y a la triade capitoline dans le Capitole, à l’ouest du mont du Temple de Jérusalem, au cœur de la nouvelle colonie. Une statue de Vénus se trouve non loin.
Les dieux sont sur les monnaies (Tychè, Némésis, Hélios-Apollon) et sur des gemmes (Athéna-Minerve, Mercure), mais on ne sait pas s’ils reçoivent un culte public.
Sérapis a aussi une place d’honneur dans la colonie. Cela nous amène à parler des dieux « étrangers » à la fois à l’aire syrienne et à la culture gréco-romaine mais qui se sont fait une place dans l’empire et la province.
Les dieux « syriens » venus d’ailleurs
Apis
On a vu qu’Apis s’est installé assez tôt à Abila de Lysanias. Aux IIe-IIIe siècles, c’est déjà un dieu ancestral dans la cité, aux côtés de Zeus.
Sérapis
D’autres cultes égyptiens vont s’imposer en Syrie. Nous venons de voir que Sérapis était largement honoré à Aelia Capitolina. Il l’était avant même la fondation de la colonie, puis il a figuré sur des monnaies de la cité. Il disposait d’un culte de dieu guérisseur au sanctuaire situé à la piscine probatique.
On a aussi retrouvé une dédicace en l’honneur de ce dieu à Samarie et une autre à Humaymah. Elle date du IIe siècle av. J.-C. Il y a un buste du dieu à Pétra. La divinité figure aussi sur des monnaies de Bostra.
Sérapis est également honoré à Gérasa, aux côtés d’Isis et de Néôtéra, en 143.
Les « péliganes » de Laodicée légifèrent en 175-174 av. J.-C. à propos d’un sanctuaire privé du culte de Sérapis et d’Isis.
Isis
Le culte à Isis est très répandu en Syrie.
On en a des traces multiples à Pétra : une figuration sur la façade du Khazneh, puis une dédicace avec buste en 25 av. J.-C. Dans le défilé du Sīq, un prêtre d’Isis est mentionné dans une inscription votive. On a aussi un buste d’Isis daté du IIIe siècle sur le forum d’Ascalon.
Isis est honorée par un soldat dans le Haurān, à Phaina du Trachôn. Enfin, selon l’archéologue polonais J.-T. Milik (1922-2006), Isis est introduite au grand sanctuaire de Sia, près de Canatha, dès la fin du IIe siècle av. J.-C.
Mithra
On n’avait pas encore parlé de Mithra, mais lui aussi est devenu l’un de nos dieux syriens !
- On a retrouvé les traces d’un mithraeum dans une partie des horrea désaffectés de Césarée, près du port. Il date de 100 ap. J.-C. environ.
- À Sidon, pas de mithraeum pour l’instant, mais 9 statues de marbre offertes au dieu à la fin du IVe siècle. Un prêtre de Mithra est également attesté dans cette ville en 139-140.
- À Doura, il y a un mithraeum près de la muraille ouest de la ville, dans un secteur transformé en camp romain après 165. Le mithraeum a été sauvegardé en même temps qu’une synagogue. Des reliefs cultuels ont été dédiées en 168 et 170 et le monument a été reconstruit deux fois avant la destruction de la ville.
- À Sia, près de Canatha, on a trouvé deux reliefs mithriaques qui sont conservés au musée de Damas. La Mission française de Syrie du Sud a identifié un mithraeum dans un édifice que l’archéologue américain Howard C. Butler (1872-1922) appelait « temple de Dushara ». Non loin de là, à Sha’ārah, en bordure du Trachôn, se trouve un mithraeum constitué d’une grotte et d’un édifice construit.
- On retrouve encore un mithraeum à Huārte, à 15 kilomètres au nord d’Apamée, sous une église. Les peintures datent de la fin du IVe siècle ou du début du Ve, mais le mithraeum existait sûrement beaucoup plus tôt.
- Le culte de Mithra est attesté aussi au sud de Cyrrhos, à Arsha wa-Kibar, et il y a deux mithraeum rupestres à Doliché.
En fin de compte, on retrouve Mithra dans des lieux très différents les uns des autres, et pas toujours associés à des militaires. Certains des villages concernés ne comptent aucun soldat. Sidon n’avait pas d’armée permanente en garnison.
Les fidèles de Mithra ne sont donc pas seulement des soldats. En tout cas, pas des soldats « en activité ». Après tout, il y avait aussi des vétérans dans les campagnes syriennes, notamment dans le Haurān.
La conclusion ? Les dieux syriens, comme les autres dans les religions polythéistes, sont un vaste ensemble, innombrable, dans lequel les gens puisent à leur guise. Ils les adoptent, ils les adaptent et ils les mélangent, y compris au sein d’un même sanctuaire.
On peut donc peut-être terminer avec cette image du grand sanctuaire de Césarée de Philippe dédié au dieu Pan. On retrouve une foule de statues de dieux dans ses abords. Elles ont été érigées entre l’époque d’Auguste et celle d’Hadrien. Ce sont Athéna, Zeus, peut-être la Triade Capitoline, Artémis et Pan. Certes, la Triade est étrangère, elle est romaine. Mais les autres dieux sont peut-être là depuis des siècles, depuis l’époque hellénistique. Et certains d’entre eux représentent sans doute des dieux indigènes.
Et les origines des uns et des autres n’avaient probablement pas d’importance pour les fidèles.
J’espère que cet article sur les dieux syriens antiques vous a plu ! retrouvez-en plus deux fois par mois dans ma newsletter. À bientôt !
Sources : SARTRE, Maurice, D’Alexandre à Zénobie – Histoire du Levant antique – IVe siècle av. J.C. – IIIe siècle ap. J.-C., Fayard, 2001
Image d’en-tête : Les dieux syriens Baalshamin, Aglibôl et Malakbel en Palmyrène – Bas-relief de Bir Wereb – Musée du Louvre – © RMN
À PROPOS DE L'AUTEURE
Je suis Marie, passionnée d'antiquité et de mythologie grecque depuis l'enfance. J'ai acquis un gros bagage dans ce domaine grâce à mes lectures, innombrables, sur le sujet : ma bibliothèque compte plusieurs centaines d'ouvrages, sources antiques et essais historiques traitant de nombreux aspects de ces périodes anciennes.
Je suis également diplômée d'histoire ancienne et médiévale (Maîtrise, Paris IV Sorbonne). J'ai notamment travaillé sur l'antiquité tardive, le Bas Empire romain et la romanisation des peuples germaniques.

Je suis l'auteure de plusieurs romans et nouvelles, dont Atalante, qui réinterprètent et revisitent la mythologie grecque et l'antiquité.