Parthénopée est un jeune héros grec, fils d’Atalante et engagé dans la guerre des Sept contre Thèbes. Souvent oublié des grands récits, il incarne à la fois la rudesse de l’Arcadie et une jeunesse sacrifiée dans un conflit tragique. Cet article vous propose de rencontrer ce héros injustement oublié de la mythologie grecque. 🙂
Un héros grec à ne pas confondre avec la sirène Parthénope
- Parthénope est une sirène, fille du fleuve Achéloûs et de la muse Terpsichore. Elle tente de séduire Ulysse par son chant, mais celui-ci la dédaigne en se bouchant les oreilles. Elle et ses sœurs, désespérées, se jette alors à la mer (précisons que les sirènes de la mythologie grecque sont mi-femmes mi-oiseaux). Son cadavre échoue à l’endroit où va s’élever Néapolis puis Naples.
- Parthénopée est le fils de l’héroïne grecque Atalante. C’est l’un des sept chefs qui participent à la guerre contre Thèbes, dans le conflit qui oppose Polynice et Étéocle, les fils d’Œdipe. Je vais longuement vous parler de lui dans cet article !
L’un des Sept Chefs contre Thèbes
La guerre contre Thèbes
Parthénopée est un héros grec qui s’illustre dans la guerre contre Thèbes. Il est l’un des sept chefs argiens.
La guerre naît du conflit entre Polynice et son frère Étéocle. Fils d’Œdipe, roi de Thèbes, ces derniers s’affrontent pour la couronne. Exilé, Polynice devient le gendre d’Adraste et l’ami de Tydée qui décident de l’épauler pour reconquérir Thèbes. D’autres chefs répondent ensuite à l’appel, dont Parthénopée.
Derrière cette guerre court une volonté de Zeus / Jupiter de châtier des crimes commis dans les deux camps depuis des générations, un peu comme dans l’Iliade d’Homère. Les dieux agissent dans ce conflit, à commencer par Arès / Mars qui va attiser la fureur des combattants. Parthénopée ne fait pas exception.
Les Sept Chefs contre Thèbes
Parthénopée est un Arcadien. Il est présenté comme le « roi » des Arcadiens dans la Thébaïde de Stace. Les Arcadiens, un peuple de gens montagnards, rudes, à l’image de la mère de Parthénopée, Atalante, lui sont très attachés (VI, 618-619).
Ces Arcadiens viennent au combat avec des bâtons de bergers, des arcs, des épieux. Ils sont « issus de rochers et de chênes », nous dit Atalante dans la Thébaïde (IV, 340)
Les autres chefs sont :
- Adraste : le plus vieux, roi d’Argos
- Polynice : gendre d’Adraste et prétendant à la couronne de Thèbes
- Tydée : gendre d’Adraste et fils du roi de Calydon Œnée
- Amphiaraüs : devin d’Argos
- Hippomédon : un homme gigantesque né à Mycènes et habitant de Lerne
- Capanée : héros argien caractérisé par son mépris des dieux
Parthénopée au combat
Comme ces compatriotes et comme sa mère Atalante, Parthénopée est un montagnard. Son arme est l’arc. Dans la Thébaïde, on le voit recourir à une tactique qui ressemble à celle des Parthes :
« tantôt le coup part en ligne droite, tantôt < l’enfant > ne sait trop où porter ses attaques et change de côté pour passer de l’autre, tantôt il fuit les poursuivants et seul son arc, tourné vers eux, leur fait face » (IX, 773-775)
Parthénopée est le plus jeune parmi les chefs argiens, mais il ne démérite pas. Il se bat avec ardeur et tue de nombreux ennemis de ses flèches, lançant « des traits infaillibles » (Thébaïde, VIII, 659). Dans ses derniers instants, le chef Tydée reconnaît ses exploits :
« jeune Arcadien, qu’ont illustré tes premiers combats » (Thébaïde, VIII, 743-744).
À ses ennemis qui le traitent d’enfant, Parthénopée réplique en mettant en avant la rudesse de son peuple, qu’il oppose à la « mollesse » des Thébains, spécialement dévoués à Dionysos / Bacchus :
« Tu vois ici la souche arcadienne et les rudes rejetons de cette race, non ceux de Thèbes ! » (Thébaïde, IX, 792-793)
Le fils d’Atalante : filiation, ressemblance et attachement
La mère (et le père ?) de Parthénopée
La mère de Parthénopée : Atalante
Parthénopée est le fils de l’héroïne Atalante. Celle-ci est mieux connue que lui. Elle est célèbre pour ses exploits (chasse de Calydon, expédition de la Toison d’Or parmi les Argonautes, course contre les prétendants…) et pour sa virginité qu’elle défend envers et contre tout.
Pourtant, cette parthenos (jeune fille non mariée) finit par avoir un enfant : Parthénopée. Le nom de ce fils renvoie d’ailleurs peut-être à sa mère (parthenos et parthenopée ont la même racine).
On parle de la mère de Parthénopée dès Eschyle : à ce moment-là, c’est juste la « mère montagnarde » (Les Sept contre Thèbes, 532-533). On ne la nomme pas. Mais il s‘agit explicitement d’Atalante chez Sophocle et Euripide. C’est « la chasseresse Atalante » (Euripide, Les Suppliantes, III, 888-889) qui « demeure si longtemps vierge avant de donner le jour » à Parthénopée (Sophocle, Œdipe à Colone, 1320-1322).
(Je vous parle d’un autre versant du mythe d’Atalante ici.)
Le père de Parthénopée : on ne sait pas trop
Et son père ? Visiblement, Parthénopée est un enfant illégitime. Atalante n’est jamais mariée dans les sources qui parlent de lui.
Mais on lui donne ici et là différents pères :
- Méléagre, le héros de Calydon (Hygin dans ses Fables)
- Mélanion sous la plume du Pseudo-Apollodore dans sa Bibliothèque : il ne cite même pas Atalante (« Parthénopaios, fils de Mélanion, Arcadien »)
Dans la Thébaïde, pour parler de la conception de son fils, Atalante dit qu’elle a été « souillée par un hymen odieux » (IX, 613). Je me demande s’il faut comprendre qu’elle a été violée. C’est possible, mais on peut aussi envisager que, a posteriori, Atalante regrette d’avoir cédé à un amant car sa virginité, liée à son attachement à la farouche déesse Artémis, lui était précieuse.
Un enfant abandonné ?
« Mère célibataire », Atalante expose (abandonne) son fils dans certaines versions :
- Euripide dit que l’enfant est élevé à Argos : « On l’éleva chez nous, dans Argos » (Les Suppliantes, 890-891)
- Hygin parle de l’exposition de Parthénopée en la rapprochant de celle de Télèphe, l’enfant d’Augée violée par Hercule : « Au même moment, Atalante fille d’Iasos exposa le fils qu’elle avait eu de Méléagre. » (Fables, 99)
- Le dramaturge et poète romain Marcus Pacuvius dit que Parthénopée part avec Télèphe à la recherche de ses parents qui l’ont abandonné. Il s’agit d’une pièce du IIe siècle av. J.-C. dont il ne reste que des fragments et qui s’appelle Atalante.
Dans la Thébaïde de Stace, Atalante a gardé son fils. Elle l’a même présenté à Diane / Artémis.
C’est bien le fils de sa mère !
Parthénopée ressemble beaucoup à sa mère.
Physiquement d’abord, il a des traits distinctifs qui rappellent sa mère, même si, en réalité, ce sont des topoï : il est blond, il est beau, il est jeune.
Mais c’est surtout dans le comportement et les talents qu’il lui est semblable. Atalante elle-même considère que, dès sa petite enfance, il a montré ses aptitudes et ses préférences :
« il a rampé sur le sol tout droit vers mes arcs et réclamé des traits en pleurant avec ses premiers mots d’enfant » (Thébaïde, IX, 620-622)
En fait, Parthénopée est comme Atalante :
Un héros chasseur
Il vit dans le monde sauvage, à la dure. C’est un archer et un chasseur, comme sa mère. Cela correspond à la version arcadienne du mythe d’Atalante, la chasseuse qui participe à l’exploit contre le sanglier de Calydon. Mère et fils sont proches d’Artémis et vivent dans la nature.
(Attention : rien à voir avec la sauvagerie indisciplinée des centaures, ces créatures mi-hommes mi-chevaux qui incarnent une nature brutale et non civilisée livrée à elle-même.)
Euripide fait dire à Antigone, qui redoute l’arrivée des sept chefs Argiens dont Parthénopée fait partie : « Puisse Artémis qui court les monts avec sa mère le faire périr sous les traits de son arc ! » (Les Phéniciennes, V, 151-152).
Un héros athlète
Atalante était célèbre pour son appétence à la course.
Parthénopée aussi est un athlète. Dans la Thébaïde (livre VI, à partir du vers 561), il participe à une course dans le cadre de jeux funéraires. Il s’y montre aussi exceptionnel que sa mère et gagne l’épreuve.
« Lourde charge pour un fils qu’une renommée pareille ! Mais lui-même jouit d’une réputation étendue car on raconte qu’à pied, dans les clairières du Lycée, il enlève les biches sans défense et qu’il peut, quand il court, saisir au vol une javeline. » (VI, 565-569)
Et plus loin :
« c’est à peine si la terre le sent courir, ses pieds foulent un air léger et ne laissent que de rares empreintes sur le sol qu’ils survolent sans l’altérer. » (VI, 638-640)
L’amour filial entre Parthénopée et sa mère
L’amour d’Atalante pour son fils est surtout montré dans la Thébaïde de Stace.
Atalante le montre explicitement par son inquiétude à le voir partir à la guerre :
« Déjà la nouvelle avait résonné aux oreilles d’Atalante que son fils partait en guerre avec un commandement en entraînant l’Arcadie toute entière : les jambes lui manquèrent et ses traits glissèrent à ses pieds. » (Thébaïde, IV, 309-312)
Lorsqu’elle poursuit l’armée pour arrêter son fils, Stace la décrit comme « une tigresse […] pleine de fureur » (IV, 315-316).
Son attachement est montré par de multiples détails, dont certains sont insignes. Par exemple, Parthénopée porte sur lui une « tunique où l’or brillait— c’était là l’unique ouvrage qu’avait tissé sa mère » (Thébaïde, IX, 690-692). On sait qu’Atalante n’est pas une femme au sens traditionnel du terme : elle ne s’occupe pas des tâches domestiques, elle ne tisse pas. Cette tunique est la seule qu’elle ait faite, et c’était pour son fils.
Parthénopée lui aussi aime et admire sa mère. Sur son bouclier figurent les combats d’Atalante contre le sanglier de Calydon (Thébaïde, IV, 267-268). Lorsque vient l’heure de sa mort, c’est à elle qu’il pense, à l’exclusion de toute autre personne.
Un héros caractérisé par sa jeunesse et sa beauté
La plupart du temps, les héros grecs sont jeunes et beaux. C’est vrai aussi pour Parthénopée, mais ce fait le caractérise particulièrement. Parthénopée est jeune, presque un enfant, et il en a la beauté candide et lumineuse. Il détonne au milieu des autres chefs de Thèbes, les brutes (Capanée, Hippomédon…) et les ténébreux (Polynice, Tydée…).
Le plus beau des chefs contre Thèbes
Parthénopée est systématiquement décrit comme un bel homme, voire comme le plus beau des chefs contre Thèbes.
- Euripide le décrit comme « l’éphèbe au corps si beau » (Les Suppliantes, 889)
- Hygin le classe dans « ceux qui furent les plus beaux » (Fables, 270).
Parthénopée « n’aime pas qu’on loue sa beauté et durcit ses traits qu’il rend sévères et menaçants ; cependant la colère lui va bien et préserve la grâce de son front » (Stace, Thébaïde, IX, 703-706).
« Ses membres resplendissent, toute leur grâce heureuse apparaît aux regards ; ses belles épaules, un torse qui n’a rien à envier à ses joues lisses ; sa valeur éclate dans tout son corps. » (VI, 571-573)
Chez lui, en Arcadie, il provoque l’amour des fleuves, des dryades et des nymphes. Sa beauté et sa grâce troublent même les femmes des ennemis, les Thébaines, pendant la guerre.
Même l’inflexible Diane / Artémis fond devant lui. Elle aurait pu en vouloir à Atalante d’avoir perdu sa virginité (elle punit cruellement d’autres héroïnes même lorsque celles-ci ont été violées, comme la nymphe Callisto). Mais la déesse pardonne à Atalante lorsqu’elle voit son fils. C’est elle qui donne à l’enfant un arc et des flèches.
Parthénopée, presque un enfant
Si sa beauté émeut autant et s’il n’aime pas qu’on en parle, c’est parce que Parthénopée est vu par tous comme un tout jeune homme, un adolescent, presque un enfant. Il a une beauté innocente, candide.
La grâce juvénile de Parthénopée
C’est l’enfant d’Atalante, qui agit en douce pour partir à la guerre à l’insu de sa mère. Tous les auteurs insistent sur son âge et sur le fait qu’il est le plus jeune des chefs. Les détails qui montrent sa jeunesse et une certaine forme d’immaturité enfantine abondent dans la Thébaïde de Stace :
- l’auteur le montre « alourdi par une épée trop grande » (IX, 691-692)
- « il aime parfois à secouer l’aigrette chevelue et son casque splendide décoré de pierreries » (IX, 697-699)
- « il regrette la lenteur [de ses joues] à prendre leur duvet vermeil » (IX, 702-703)
Parthénopée n’a même pas encore coupé ses cheveux d’enfant. C’est un rite initiatique et religieux pour les garçons et pour les filles : offrir ses cheveux à Apollon ou à Artémis. Parthénopée a promis les siens à la déesse : « les blonds cheveux de l’Arcadien tombaient encore intacts du haut de sa tête ; dès son plus jeune âge il les laissait croître pour les offrir à Trivia [Diane / Artémis] et les avait promis — bien vaine présomption ! — aux autels paternels dès qu’il serait revenu vainqueur de la guerre ogygienne » (IV, 606-611).
Trop jeune pour la guerre
Les ennemis eux-même s’attendrissent. Face à lui, les Thébains évitent de le viser « en songeant à leurs enfants » (IX, 707-708). Ils ne souhaitent pas sa mort parce qu’il est trop jeune.
Il est un enfant dans la bouche de nombreux personnages, alliés et ennemis. L’un de ses ennemis lui dit : « Va, regagne l’Arcadie, rejoins là-bas des compagnons de ton âge à l’heure où Mars se déchaîne sauvagement ici dans une vraie tourmente, joue au soldat chez toi. » (IX, 784-785)
Après sa mort, même le roi thébain Étéocle dit : « quant à l’Arcadien, j’ai honte de le compter dans nos trophées de guerre » (X, 28).
Mais cette mort était annoncée : si Parthénopée était trop jeune pour mourir, il était aussi trop jeune pour sortir indemne d’une telle guerre. C’est pourquoi Atalante essaie de le retenir.
Apollon dit à sa sœur que Parthénopée « ose affronter des combats trop durs pour lui » (IX, 651-652).
En fait, Parthénopée est l’incarnation de son monde, l’Arcadie pastorale, traditionnellement étrangère ou hostile à la guerre. C’est un grand enfant entouré de l’affection et de la sympathie des siens. Ce personnage très attachant rappelle la Camille de L’Énéide de Virgile par sa jeunesse imprudente et son ancrage dans un monde bucolique qui ne résiste pas aux horreurs de la guerre.
Parthénopée face à la mort
La mort près de l’Isménos
Parthénopée va donc mourir. Cela se passe pendant la bataille de l’Isménos (c’est un combat qui se déroule autour du fleuve de l’Isménos).
Chez Stace, Parthénopée est tué par Dryas. Chez Eschyle, par Actor. Chez Euripide, c’est Périclymène qui le tue. Enfin, chez Apollodore, c’est Amphidicus.
Les commentateurs font parfois un parallèle entre Dryas et Arruns, celui qui tue Camille dans l’Énéide. Dans les deux cas, la déesse Diane venge ces morts auxquels elle tenait. Dans la Thébaïde, elle promet de tuer la « main criminelle du sang d’un jeune innocent ; qu’une cruelle vengeance soit permise à nos flèches ! » (IX, 665-667).
La protection limitée d’Artémis / Diane
Dans la Thébaïde de Stace, Atalante a une vision qui lui laisse présager une issue funeste pour son fils. Elle voit ses carquois et d’autres objets prendre feu (livre IX). Le rhéteur chrétien Lactance (250-325 environ), qui a commenté la Thébaïde, dit également que ce prodige du feu annonce la mort de Parthénopée. Mère et fils sont si liés que c’est par elle que passe le funeste présage.
Atalante demande alors à Artémis de venir en aide à son fils.
Mais la déesse sait qu’elle ne peut pas sauver son protégé ; Apollon lui a certifié que le destin de Parthénopée « est arrêté, la chose est sûre et les oracles de ton frère ne te trompent pas là où le doute est permis » (IX, 662-663).
Tout ce qu’elle peut faire, c’est lui accorder une mort glorieuse, puis le venger. Elle le protège donc au maximum pendant le combat pour lui éviter d’être souillé par des blessures avant le coup fatidique. Parthénopée tient longtemps, il s’épuise puis il est tué.
Il faut noter que deux des sept chefs seulement sont pleurés par des dieux : Parthénopée par Artémis et le devin Amphiaraüs par Apollon. C’est en profond contraste avec d’autres héros qui sont quant à eux maudits par les dieux, comme Capanée et Tydée.
Les derniers mots du héros
La mort de Parthénopée apparaît vaine, comme l’est en réalité toute l’expédition des Sept qui n’aboutit qu’à un immense désastre. Artémis le dit au jeune héros : « tu ne vas mourir que pour une pauvre mère » (IX, 725), c’est-à-dire : ta mort sera totalement inutile, elle va juste rendre ta mère malheureuse.
Les dernières pensées de Parthénopée vont à sa mère Atalante. Il demande à ses compagnons de l’avertir avec ménagement. D’après Lactance, Parthénopée a peur que sa mère ne mette fin à ses jours ou ne tue le messager. Il reconnaît avec une ironie amère que sa mère avait raison : « Je l’ai mérité, ma mère ; saisis ta vengeance malgré toi » (IX, 891). C’est dans les mœurs héroïques de donner satisfaction au vainqueur à l’heure de la mort. Ici, le vainqueur de Parthénopée n’est pas son meurtrier mais sa mère, même si ce triomphe est tragique.
On voit que, jusqu’à la fin, le lien mère-fils reste fort.
Parthénopée meurt entouré de ses compagnons (notamment Dorcée, auquel Atalante avait confié son fils).
Les sources qui nous parlent de Parthénopée
Parthénopée est un personnage assez méconnu de notre époque, mais vous pouvez le retrouver dans les textes suivants (la liste n’est pas exhaustive) :
Transparence : certains liens ci-dessous sont des liens affiliés Amazon.
Ils me permettent de soutenir le travail de recherche et d’écriture réalisé pour ces articles. Merci pour votre soutien. 😊
- La Thébaïde de Stace : c’est le texte sur lequel je me suis le plus inspirée, comme vous avez dû le remarquer — quand je ne cite pas exactement la source de la citation, c’est qu’elle est extraite de cette œuvre
- Les Sept contre Thèbes d’Eschyle
- Les Suppliantes d’Euripide
- Œdipe à Colonne de Sophocle
- Les Fables d’Hygin
- Bibliothèque du Pseudo-Apollodore
- Atalante de Marcus Pacuvius (il n’en reste malheureusement que des fragments)
Ma rencontre avec Parthénopée 🙂
J’ai écrit une novella sur Atalante il y a quelques années. Celle-ci réinterprète le mythe des pommes d’or, avec la course contre les prétendants dont le vainqueur est Hippomène.
C’est en faisant des recherches sur ces personnages que j’ai découvert l’existence de Parthénopée. J’ai été surprise de n’en avoir jamais entendu parler.
Plus tard, j’ai souhaité creuser ce sujet. J’ai lu plusieurs textes et j’ai notamment dévoré la Thébaïde de Stace dans sa version des Belles Lettres. C’est une œuvre peu mise en avant et pourtant extraordinairement riche. Je l’ai même préférée à l’Iliade !
Je ne sais pas si j’aurais un jour le plaisir d’écrire pour Parthénopée. Mais je suis heureuse de l’avoir rencontré et de vous en avoir parlé car il mérite d’être lu. 🙂
Image d’en-tête :
Les sept chefs contre Thèbes : Adraste, Polynice, Capanée, Parthénopé, Amphiaraüs, Hippomédon et Tydée – Gravure de John Flaxman Parthénopée est le quatrième à partir de la gauche, c’est celui qui a l’air effectivement le plus jeune !
Ce n’est pas facile de trouver des images de Parthénopée, malheureusement !
Sources :
DRUILHE, Émilie, Farouche Atalante, Portrait d’une héroïne grecque, Mnémosyne, Portrait d’une héroïne grecque, 2016
STACE, Thébaïde, Traduction Roger Lesueur, Les Belles Lettres, Paris, 1990